Cognin-les-Gorges, Choranche – Vercors / Isère / France
11ème sortie en Ccar 6 nuits ......... jeudi 5 avril au mercredi 11 avril 2007
Jeudi 5 avril 2007
Genève – Cognin-les-Gorges / Isère / France 200 km
On prend le départ vers 1500 h. On passe sans embrouille Cruseilles et on rejoint Cognin-les-Gorges, au pieds du Vercors, sans difficulté. Là, on s’installe au camping à la ferme, chez la famille Boucher, qui nous accueille avec plaisir. Tél. 04 76 38 18 76. On s’y était déjà arrêté il y a 2 ans. On essaie d’aller manger dans un restaurant du village mais les deux établissements sont fermés. Donc, retour chez nous où on se mijote un bon petit plat et repos.
Vendredi 6 avril 2007
Cognin-les-Gorges – Choranche / Isère / France 30 km
Nuit pas trop bonne, on entend pas mal le bruit de la départementale pas très loin. Cyrille va nous chercher le pain frais et rapporte de quoi préparer de bons sandwiches. Il est presque 1000 h. lorsque l’on démarre notre randonnée en direction des Gorges du Nan. A peine avons-nous entamé la montée, qu’on remarque une bifurcation pour Montchardon. Connaissant déjà la montée de cette magnifique gorge, on se décide pour prendre la direction de Montchardon qui a l’avantage de nous réserver la surprise. A travers bois de buis, montées très raides, prairies plus douces, on laisse nos 302 m d’altitude de départ
pour atteindre 1160 m et c’est enchantés que l’on entame la descente, d’abord en direction de Malleval puis de la gorge. Retour vers 1500 h. au camping, douche et préparatifs de départ pour Choranche où nous rejoignons le club ACCCS dont nous sommes membres depuis 5 ans. Nous sommes chargés cette fois-ci d’en faire le récit et d’ailleurs le voici :
1ère sortie de l’année
PÂQUES
Choranche dans le Vercors
Du vendredi 6 avril au lundi de Pâques 9 avril 2007
Sortie organisée par les Brogi, Jean-Louis et Pilly
Vendredi, 6 avril 2007
Nous arrivons les derniers. Il est près de 1800 h. C’est incroyable, ils sont déjà tous là et tous bien installés. A croire que les congés de Pâques sont extensibles. Au fond du camping, les Bédouins sont déjà dressés et, de part et d’autre de la seule allée, les GENEVOIS ont pris leur quartier. Il reste une place pour nous et hop, on s’y met. Le camping municipal de Choranche est assez petit. On occupe presque toutes les places. Il faut dire que le club a du succès, nous ne sommes pas moins de 15 équipages à être au rendez-vous pour cette première sortie de l’année. Cela fait exactement 40 personnes dont 9 enfants. On est super content de retrouver tout ce monde, surtout après notre année de disette. Eh oui, au début 2006, on s’est séparé de notre camping-car et ce n’est qu’une fois que toutes les sorties ont passé qu’on en a retrouvé un. En tout cas, c’est génial d’être accueillis comme si on s’était vu la veille. Eh voilà, c’est l’heure de l’apéro. On trinque sans souci, au beau milieu de l’allée.
Et puis, c’est l’heure du souper, ce soir, c’est raclette tirée du sac, sous les Bédouins. La journée ayant été bien pleine, on se retire pour une bonne nuit et à demain.
Samedi, 7 avril 2007
Vers 0900 h., en sortant le bout du nez, c’est un beau ciel bleu qui nous tend les bras. Génial. Le soleil brille déjà et on hésite presque à déjeuner dehors. Quand même, le fond de l’air est encore frais. Merci à Jean-Louis et Pilly, ils ont pris la commande du pain la veille et la baguette est là. C’est parfait, il ne manque rien. A voir les autres, il semble que tout le monde est comblé. Bon, il est temps de regarder autour de soi. Dans le camping, à part nous, il y a quelques jeunes gens qui sont sous tentes. Ils sont de France, d’Allemagne, d’Espagne et je crois aussi de Hollande. On apprend qu’ils sont tous là pour la grimpe et ce qu’ils escaladent est juste à côté, C’est l’immense falaise de rochers qui nous guette. Il paraît qu’il y a plus de 280 itinéraires ou voie de grimpe sur cette paroi des Rochers de Presles. Cela semble réputé. Effectivement, avec les jumelles et un peu de patience, il est facile d’en observer quelques équipés. Cela donne des frissons. Revenons au camping, magnifiquement situé au bord de la Bourne, bien ensoleillé, il ne souffre qu’une petite note insuffisante pour ces WC qui sont turcs, ce qui ne plaît pas à tout le monde. Ma foi, c’est comme ça. Pour le reste, c’était parfait. Bon, y a encore eu une journée où l’eau chaude a peiné à sortir des robinets mais enfin, le lendemain ce n’était déjà plus qu’un vague souvenir. Tout était rentré dans l’ordre. Et puis, il est temps de penser à l’apéro et au dîner. On se retrouve donc tous dans l’allée, à l’ombre de nos chapeaux et casquettes.
Au programme cet après-midi, visite de la grotte de Choranche. Elle se trouve au-dessus du village à environ 1h10 de marche. Pilly organise le déplacement en regroupant le monde dans les voitures. Pour nous l’idée de se dérouiller les jambes et de digérer un peu nous tente. Donc, on est partant pour y aller à pied mais on ne fait pas recette, on sera les seuls. La visite démarrant à 1500 h., vaut mieux ne pas se mettre en retard. On quitte la table à 1330 h., on réunit quelques effets dans notre sac à dos et hop, départ. On n’a pas vu le temps passer, d’abord un peu de route, puis le sentier
du GR 9 et voilà déjà la route qui mène à la grotte. A peine le temps de récupérer notre souffle, (c’était bien raide sur le haut), et voilà déjà les GENEVOIS qui passent les uns après les autres. On accélère le pas et le finish se fera dans la voiture d’Yves qui revient nous prendre en charge. La visite de la grotte démarre comme prévu à 1500 h.
On est tous sous le charme de cette merveille de la nature. Tout le groupe suit magnifiquement les consignes du guide et on écoute religieusement ses explications. La visite s’en trouve très agréable. Le clou du spectacle est au bout des 88 marches qu’il nous faut gravir pour écouter un extrait d’un très bel opéra « le roi Arthur » paraît-il. C’était tout simplement féerique,
tel un feu d’artifice. Et puis on redescend et on se dirige vers la sortie. C’est presque à regret qu’on retrouve le soleil, regrets vite abandonnés si on imagine toutes les étranges bestioles qui doivent vivre dans la nuit des grottes, telles l’espèce de lézards préhistoriques incolores qu’on a vu dans les aquariums. Il ne ferait pas bon les rencontrer face à face. Nous voilà dehors. Après un coup d’œil à la chute d’eau,
c’est le retour au camp. Quelques uns redescendent à pied par la route et le GR 9 qu’on a empruntés. Bravo donc à la famille d'Yves, à Françoise et quelques autres. Nous, on redescend par la forêt dont le sentier démarre après la chute d’eau. Comme l’avait dit le guide, peu avant le village, on se retrouve devant une rivière qu’il semble impossible de franchir à pied sec. Cyrille pense y arriver… mais c’est bel et bien en pataugeant dans l’eau jusqu’au cheville qu’il se retrouve de l’autre côté. Vu les circonstances, je préfère enlever les souliers et mouiller les pieds. Ce soir, apéro offert par Jean-Pierre et Annette qui arrosent leur nouvelle caravane. Tout le monde trinque et se régale des petits salés. Annette nous a préparé un excellent cake aux olives noires. Il y a aussi du pain avec de la tapponade. Les enfants ne sont pas en reste dans ces cas-là. Ils y viennent presque à deux mains. C’est très sympa. Après quoi, on se déplace tous sous les Bédouins pour le repas. L’ambiance est bonne et détendue. On est en vaine ce soir, quelques uns retrouvent leurs origines et nous entonnent la chansonnette bien de chez eux. Les refrains et quelques bribes de paroles sont repris par une partie de l’équipe. Un peu de folklore, ça fait du bien…. Et puis, bonne nuit les petits, c’est l’heure d’aller au lit.
Dimanche, 8 avril 2007 – Pâques – grand ciel bleu – beau soleil
Comme à son habitude, le club nous offre le pain du déjeuner. C’est bon des habitudes comme ça et puis il offre encore l’apéro de Pâques avec les pains grillés couverts d’anchoïade. Cette année, pour pas changer, l’anchoïade était très bonne de l’avis général. Merci à Alain et à tous ceux qui l’ont aidé. Bravo et merci également à tous les autres, d’abord ceux qui ont fait les courses, ceux qui ont apporté leur grill, ceux qui ont préparé les gigots d’agneau, celles qui ont réalisé les bricolages pour les enfants, caché les lapins de Pâques enfin à tous les autres pour leur présence. A l’apéro ce dimanche de Pâques, pour suivre la tradition, la gardienne du camping est présente et accepte avec plaisir nos cadeaux, c'est-à-dire le fanion de l’ACCCS et un œuf garni en chocolat. Elle nous quitte un peu plus tard avec remerciements en emportant quelques tranches de pain garnies d’anchoïade. Le repas de Pâques s’est déroulé parfaitement. Il vaut la peine ici de rapporter la bonne blague faite à Cyrille. En plein repas, le voilà qui nous annonce qu’il va aller au-dessus pour prendre une photo de cette grande attablée. Il part tranquillement. A ce moment, Christian, qui n’en rate pas une,
nous lance comme ça « et si on quittait tous la table pour qu’il n’y ait plus personne quand il sera là-haut ». Et voilà que tout le monde s’exécute, sauf les deux Josette qui restent stoïques. Puis, avec un temps de retard, elles se décident à leur tour et quittent aussi la table. Quand à Cyrille, arrivé là-haut, il ne peut s’empêcher de lâcher un grand « Ah les salauds » au constat de cette longue table vide… Sans lui laisser le temps de prendre ce cliché-là, tout le monde réapparaît pour une vraie photo et rigole un bon coup de cette bonne farce. Après la vaisselle, la sieste, les parties de pétanque et les quatre-heures des
enfants, on se retrouve pour un nouvel apéro, offert cette fois-ci par vos serviteurs. En effet, eux aussi, se devaient d’arroser leur nouveau véhicule. C’est René, le mari de Dora, qui s’est aimablement proposé de transporter Cyrille au magasin pour y acheter le nécessaire, samedi. Qu’il en soit ici encore remercié. En guise de petits salés, on avait pris l’option crudités mais heureusement que les restes d’anchoïade et de tapponade sont venus en appui. Tout a disparu en un tour de main. Y a pas à dire, 40 personnes, ça consomme. Pour le souper, ce sera pour l’essentiel les restes de gigot et les œufs durs que chacun a reçu. Il faut dire qu’il y avait quand même pas loin de 10 kg de viande et tout sera englouti. Et puis, c’est l’heure du repos.
Lundi, 9 avril 2007 – lundi de Pâques – grand ciel bleu – beau soleil
Voilà encore un déjeuner qu’il fait bon avaler avec le pain frais servi dès qu’on sort le bout du nez. La journée semble pleine de promesse tant il faut bon et chaud. Mais c’est lundi et les premiers départs s’annoncent. Aussi, tout le monde fait ses aurevoirs à Charles et Monique ainsi qu’à Jean-Pierre et Annette. Sans plus attendre, nous, on se prépare pour une balade qui nous amènera en un peu plus d’une heure jusqu’à Pont-en-Royan. Boissons, pique-nique, tout est dans le sac. Le chemin qu’on emprunte est de l’autre côté de la Bourne. On aurait pu le faire à vélo sans souci. On flâne un bon moment dans cette jolie bourgade et c’est le retour au camp. Chacun raconte ses visites, tantôt en scooter, tantôt en voiture, dans les gorges et dans les musées de la région. On apprend qu’il y a eu fête à midi avec partage d’un grand gâteau à l’occasion de l’anniversaire de trois des enfants du club. Vous les connaissez, bien sûr, c’était les frangines Coline et Lisa ainsi que Erin. A propos des enfants, ils méritent un grand coup de chapeau. Ils se sont super bien entendus, ont joué tous ensembles et ont fait plaisir à voir. Pas de dispute, pas de chicane. Les Bédouins sont déjà rangés et distribués pour être rapatriés à Peissy. La soirée se déroule au restaurant du village où presque toute l’équipe était présente pour un repas en commun. Fin du week-end Pascal de l’ACCCS, même qu’ils étaient bien nombreux ceux qui restaient encore…
Récit établi surtout pour les grands absents de l’événement, histoire de leur raconter ce qu’ils ont raté, on pense notamment à Michel, notre président, Martine, son épouse, et tous les autres.
Amicalement Josette et Cyrille
Mardi 10 avril 2007
Choranche – Neuchâtel / Suisse 350 km
Toujours un beau grand soleil au réveil avec un ciel sans nuage. Nuit super bonne. Bon petit déj. Je pensais qu’on avait le temps mais les choses se précipitent et vers 1115 h., c’est le départ pour le retour en compagnie de Jean-Claude et Josette au volant de leur cc profilé LAIKA, lesquels regagnent Genève. On s’arrête au-dessus de Voiron, dans le restau Au Feu de Bois à Coublevie pour casser la croûte. Rien de spécial à recommander. On reprend la route et on fait encore une halte au bord du lac d’Aiguebelette pour un dernier café et prendre congé de nos amis avant d’emprunter l’autoroute direction Genève puis Neuchâtel. On s’installe sur l’Eurorelais de St-Blaise. Nous sommes 4 ou 5 cc sur l’emplacement. Bien que cela soit la 3ème fois qu’on y fait un stop, c’est la 1ère fois que je remarque combien la situation est bruyante. Il y a le train et en plus le bruit de l’autoroute. Finalement, cette place pour CHF 8.-- par nuit n’est pas du tout à recommander. C’est même bien triste d’offrir cette image au touriste de passage. On se prend un verre à la buvette du port et retour au cc puis dodo.
Mercredi 11 avril 2007
Neuchâtel – Genève 150 km
Assez bonne nuit quand même. Après le ptit déj., on enfourche nos bicyclettes et on part sur Neuchâtel puis Auvernier. Il est temps de prendre la direction du domicile de la frangine pour y fêter son anniversaire. Voilà que ça grimpe et là, un peu plus loin, encore plus. Cette fois, plus moyen de pédaler, il faut pousser les vélos. A l’arrivée, retrouvailles et embrassades. De l’appartement, on admire la splendide vue sur Neuchâtel et son lac. On passe aux choses sérieuses et on trinque aux 38 ans de cette jeunette.
On se sert hardiment des bons amuse-gueule, crudités et pain mosaïque avec le pétillant et on se régale du bon repas préparé : vol-au-vent garnis de sauce hollandaise avec asperges vertes et morilles. Un délice tout ça et en plus, bien sûr, il y avait un dessert, un gâteau roulé avec une crème aux fraises. Impossible d’y résister. On revient quand elle veut. Après tout ça, on sort et on gagne le bord du lac. Les enfants d’Isabelle trempent les pieds et jettent quelques cailloux. Eh voilà, c’est le moment de penser au retour et de prendre congé. Au revoir tous et à la prochaine. Retour à Genève vers 1700 h.
51/1764
-
19 Avril 2007 à 22:13 dans
- 11 " CHORANCHE " FR

