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Les sorties en camping car de Cyrille et Josette

Vaujany - Alpe d'Huez / Isère / France

10ème sortie 3 nuits .....Lundi 12 mars au jeudi 15 mars 2007

Lundi 12 mars 2007 ...Genève - Vaujany / Isère / France 200 km.

..On sort du travail et c'est le départ, il est 1715 h. Un peu de patience, on est pas les seuls à prendre la route pour la France. Ils sont nombreux ceux qui sortent du canton pour regagner la France après le travail. Donc à Cruseilles, patience. Encore patience à Chambéry. On nous annonce un accident. Ca circule effectivement au pas pendant près d'une heure et la nuit est là. Avec notre toute nouvelle carte routière et l'itinéraire tiré sur papier, on arrive sans encombre à traverser Grenoble et à joindre Vaujany. L'emplacement des cc est juste sous le téléphérique. La place est bien aménagée (une quinzaine de places). Georges est là avec notre ancien cc. On se fait une petite croque et dodo. On verra demain…

Mardi 13 mars 2007 ........ Vaujany

Après une nuit excellente, hyper tranquille, un bon petit-déjeuner, on découvre, en sortant le bout du nez, plein d'engins qui traversent le ciel. Il y a le téléphérique, les œufs, un ensemble de trois petites cabines qui vient du fond de la gorge où arrive la piste de ski et encore un ascenseur genre petit funiculaire.

Le ciel est immensément bleu. Cyrille fait connaissance avec les voisins de gauche et de droite qui taillent une bavette et on part à la découverte de ce joli village de montagne. La route que l'on suit nous emmène à la sortie du village, nous fait traverser le hameau suivant "La Villette", et nous conduit au terrain de tennis fermé. A partir de là, la route n'est plus dégagée et le cheminement mène au col. Nous, on rebrousse chemin et on se prend une consommation à la terrasse du café à La Villette.

Retour, repas. L'après-midi, on se situe un peu mieux dans l'espace du village. Trois escalators successifs, abrités, emmènent les touristes de la station du téléphérique au haut du village où se trouve la galerie marchande et les complexes d'appartements.

Sympa station à cette saison, plus trop encombrée et bien ensoleillée. Tout est fait pour que le touriste pose sa voiture et se déplace à pied. On se prend quelques courses dans le seul commerce du coin, bien achalandé. Au programme pour demain, plutôt que de repartir avec le cc pour l'Alpe d'Huez, on décide de rester et de découvrir l'espace neigeux au-dessus de nos têtes avec les engins mécaniques sur cables. Apéro avec Georges et repas au cc.

Mercredi 14 mars 2007 ......Vaujany

Nuit toujours aussi bonne. Le ciel toujours aussi bleu dès le réveil, c'est super. Le téléphérique roule déjà au-dessus de nos têtes. On se prépare quelques sandwichs à glisser dans nos poches et hop, à nous les airs. Libre circulation pour promeneurs, c'est € 26.-- par personne. Ensuite, c'est l'émerveillement du site, immense, couvert d'un superbe tapis blanc, la qualité de la neige semble excellente. On nous annonce près de 800 canons à neige. Y a pas à dire, ils font ce qu'il faut pour les skieurs et autres amateurs de neige.

C'est au pas de charge qu'on décide de partir à l'assaut du sommet le plus éloigné.Donc descente à Oz en Oisans,

puis descente à Alpe d'Huez. C'est une ville entourée de pistes de ski, sur un plateau à plus de 1800 m d'altitude. Arrivés au premier sommet, on se dit qu'il n'y a pas de quoi trop traîné, continuons pour le suivant, le Pic Blanc, altitude 3300 m. Et là, c'est le régal. Que des alpes tout autour de soi, un panorama génial.

Quelques clichés et descente, il y a encore un sommet à faire. Enfin au denier, on constate qu'on a pas eu le temps de s'arrêter et tant qu'à faire, ce sera de retour au cc qu'on se fera le seul café de la journée. Jamais vu ça, de 1030 h. à 1600 h., pas de répit, soit à marcher, soit à se balancer dans le vide. Ben quelle journée…, quels souvenirs…. ........ Les sandwichs ont été avalés dans les télécabines et la bouteille d'eau n'a pas résisté bien longtemps. Le soir, on retrouve notre Georges et son beau-fils, Didier, et on se fait un petit restau au village. Bien mangé, bien bu, c'est l'heure de se coucher. Demain sera un autre jour…

Jeudi 15 mars 2007 ........Vaujany - Genève 200 km

Nuit toujours aussi bonne, ciel bleu au réveil, fidèle au rendez-vous. Avec nos sandwichs en poche, on part à pied pour l'autre versant du village. Par la route, on enfile les lacets jusqu'au terminus au-delà duquel la voie n'est plus dégagée. Mince, il faudrait des raquettes pour continuer. C'est pas grave, il a fait bon. Aucun véhicule ne nous a dérangés. On y a vu que deux promeneurs. Au retour, en empruntant le sentier, on a regagné le village par le haut. Il a fallu traverser un torrent en furie en passant sur un pont de neige qui ma foi ne semblait pas trop solide.

Enfin, on est là, c'est qu'on a passé. Arrêt éclair à la maison de la Faune où l'on peut admirer en un clin d'œil les animaux et oiseaux de la région. Il serait bête de s'en priver, c'est gratuit.

De retour au cc, on profite encore un moment du soleil et c'est le départ, vers 1600 h.

45/2000


Lötschental / Valais / Suisse - Les « Tchäggättä » de carnaval

9ème sortie en C-car 3 nuits

Vendredi 16 février au lundi 19 février 2007

Lötschental / Valais / Suisse - Les « Tchäggättä » de carnaval

Vendredi 16 janvier 2007

Genève - Blatten /Valais / Suisse 220 km

Ça y est, en un tour de main, on est prêts. A peine 1400 h. et c’est le départ. Autoroute, via Lausanne, Vevey, Martigny, Sion, jusqu’au terminus. Continuation direction Brig et à Steg, on abandonne la plaine du Valais pour une belle suite de lacets qui nous font grimper ni une ni deux jusqu’à Goppenstein. De là, part notre vallée du Lötschental qui se termine en cul de sac, l’hiver, à Blatten. La vallée est trop belle pour qu’on en parle. Laissons-là tranquille. Elle se déguste et s’apprécie pour connaisseurs uniquement. On stationne notre cc sur la place du village et on fait un premier repérage à pied, histoire de voir si d’autres possibilités de stationnement s’offriraient à nous. A première vue, on ne voit rien d’autre. Donc, on décide de rester là, surtout que rien ne semble s’y opposer. L’emplacement est à parcomètre. On achète un ticket à CHF 5.—pour 24 h.

Pour nous, c’est parfait. Vers 1830 h., on retrouve Michèle et Andréas pour l’apéro au café « zum fröliches Yass », juste à côté de leur hôtel, l’Edelweiss. Ca y est, la petite dernière a trouvé la perle rare. Elle est rayonnante et ça fait plaisir à voir. Vive les soirées western et le rodéo.

On prend le repas ensemble au premier restau du village. C’est déjà presque plein et on s’installe en bout de table. Peu à peu, cela s’anime et l’ambiance est sympa. Cyrille s’absente un moment et à son retour, il est suivi de peu par deux horribles « Tschäggättä » qui pénètrent dans le restau. Ils sont vraiment très moches et y a pas intérêt à essayer de leur chatouiller le menton. A la façon dont ils agitent chacun leur grosse cloche, on voit qu’il n’y a pas possibilité de discuter, il faut s’incliner et se faire tout petit. Ils sont là pour être craints et c’est ce qui se passe. Cyrille, lui, a droit à une petite tape sur le dos de l’un d’eux. C’est là qu’il nous explique qu’il les a rencontré dans la rue. A peine le temps de se demander qu’est-ce que c’était que ces deux grandes ombres au loin qu’il a été rattrapé par les deux monstres qui sont venus lui faire sa fête, en tournant autour de lui, en sautillant et finalement en se faisant escorter un bout de chemin tenu de chaque côté par le bras. (Quinze jours ont passé mais il en parle encore comme si c’était hier. Il n’est pas prêt d’oublier ce passage). Tiens voilà une bande satirique de 7 ou 8 gars qui vient nous faire concert. Les couplets, à rallonge, sont en haut valaisan donc on repassera pour la traduction. Nous on a rien compris. Je me souviens surtout d’un des gars, il avait une lunette wc autour de la taille avec son couvercle. Dieu que ça avait l’air encombrant mais il supportait bien. Il avait même une lignée de petites saucisses qui pendouillaient à l’arrière. Après le départ de la bande et des « Tschäggättä », on n’a pas demandé notre reste et on s’est réduit chacun chez soi. On avait quelques craintes pour la nuit. Allait-on être dérangés par les « Tschäggättä » ??? .

Samedi 17 février 2007 Blatten

Excellente nuit, je n’ai rien entendu même pas les heures sonnées par le clocher. Il fait plutôt frisquet, -6° au petit matin. On se fait un bon petit-déjeuner. Bon, maintenant, on va pouvoir essayer nos tous nouveaux skis de fond qui sont bientôt vieux d’une année.

Voilà qu’il nous faudrait bien des guêtres. Cyrille essaie un tour au magasin juste à côté. Super, il y a ce qu’il nous faut. Je prends les rouges, Cyrille les bleues et nous voilà partis. La piste de ski de fonds passe juste derrière notre emplacement. Trois pas et on y est. Bon, pour débutant, c’est peut être un peu dur parce que c’est pas tout à fait plat. Par endroit, ça monte même plutôt bien. La piste est sur la route. Enfin, on se régale, il fait super bon et on rigole. On traverse des petits hameaux inhabités l’hiver et on arrive tout en haut, à Fafleralp. Sans même s’arrêter à l’hôtel du coin, on entame notre descente.

Et c’est là qu’on se rend compte que Cyrille n’arrive pas à freiner en chasse-neige. Ni une, ni deux, plouf, le voilà par terre. Y a pas à dire, il faut trouver une technique. Alors, il essaie de freiner avec les piolets entre les jambes. C’est pas trop académique mais au moins ça descend petit à petit. Après une autre chute, il arrive à bon port.

On se restaure et vers 1400 h., avec Michèle et Andréas, on part en voiture pour le village d’à côté, à Wiler,

pour le cortège. Magnifique cortège, plein de rythme et sentant bon le terroir. Aux images, il manque le son mais le mieux, c’est de le vivre.

Enfin voilà, après le cortège, on se fait ramener au bercail, un dernier petit verre et ils nous quittent. On passe la soirée tranquille avec toujours un petit souci pour la nuit concernant les éventuelles visites des « Tschäggättä ». D’ailleurs, après avoir pris l’air, je me suis précipitée à l’intérieur ayant entendu comme une cloche qui n’était pas si loin que ça. C’est le cœur battant qu’on a éteint toutes les lumières pour passer inaperçu.

Dimanche 18 février 2007 Blatten

Grand ciel bleu ce matin. Allez hop, on part marcher.

Cette fois, on emprunte la piste de ski de fond dans l’autre sens, c'est-à-dire direction Wiler. Promenade tout à fait sympa. Comme on descend, les conditions de neige se dégradent un peu et il est préférable d’être à pied. On prend le goûter au téléphérique de Wiler et c’est reparti pour le retour. Arrêt au bord d’un étang où on profite de la chaleur. En fin d’après-midi, on se fait un tour du village de Blatten, apéro en terrasse, à l’Edelweiss où on profite des derniers rayons. Retour au cc, un peu de lecture, un jeu, repas et dodo.

Lundi 19 février 2007

Blatten - Genève 220 km

Encore une bonne nuit. Super. Réveil avec le pain bis du coin. Hum, ce qu’il est bon ce pain. Tiens, il a neigé la moindre, il y a une toute nouvelle pellicule fraîche.

Un petit souci avec notre batterie de cellule. Depuis hier soir, elle clignote pour indiquer qu’elle est à bout…Bon, passons. On part à pied direction le col mais par le sentier cette fois. On traverse le petit hameau et on continue. Vraiment jolie la promenade. Et voilà qu’on dérange plein de chamois en train de déjeuner. On les dérange, façon de parler. Ils semblent bien habitués à avoir des promeneurs sur le sentier. Etonnant, il est plus de 1000 h. et il y en a partout. Des vraies chèvres. On regagne notre cc vers midi et c’est le départ. J’ai envie de m’arrêter aux bains de Lavey puisqu’on passe par là. Trajet jusqu’aux bains sans problème. Mais là, il semble qu’il y ait plein de monde. Ah non, pas plein de monde un lundi où il fait beau. Mais si, alors pas envie. On se prend un petit 4 h. et on continue notre route jusqu’à la maison….

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